Yoan AVCI, business developer en IDF, nous partage sa première expérience en Congé Solidaire®

- Quelle était ta mission exactement pour ce Congé Solidaire ?
Y.A. : Je suis parti au Népal dans un centre d’école pour des enfants handicapés. Nous étions une équipe de 5 personnes : un ingénieur de production industrielle, deux néerlandais venus en échange et une personne que je devais former à la menuiserie. 
Arrivé sur Katmandou, je me suis rendu compte que c’était plus de l’accompagnement que de la formation que je devais faire ! Mes coéquipiers avaient de fortes connaissances et m’ont même appris énormément de choses – par exemple, une autre façon de travailler comme ne pas débiter les pièces mais faire plutôt des pièces références-.
C’était la première fois que Planète Urgence envoyait un bénévole sur cette mission donc mon rôle a également été d’identifier les besoins pour la suite et les prochains partenariats de Planète Urgence : prise de photos, répertoire des moyens à disposition, etc.

- Pourquoi tu t’es lancé dans cette aventure ?
Y.A. :J’ai toujours été un adepte de l’entraide et de la solidarité. J’avais une base de menuiserie grâce à mon BEP et bac pro. C’était donc une belle occasion de retourner vers la menuiserie et d’allier mes connaissances avec mon souhait d’aider. En plus, le faire au Népal me permettait de découvrir une autre culture, un autre environnement et des façons de faire différentes.

- Qu'est-ce que tu recherchais en te lançant dans cette expérience ?
Y.A. :Une collègue qui l’a fait l’an dernier m’en avait parlé en m’en disant beaucoup de bien. Je recherchais à me retrouver tout seul pour contraster avec mon quotidien, et me confronter à une nouvelle expérience.

- Qu'est-ce que cela pouvait t’apporter ?
Y.A. :Cela pouvait me permettre de former d’autres personnes, les faire monter en compétences et donc développer mon leadership.

- A quoi est-ce que tu t'attendais ?
Y.A. :J’allais vraiment dans l’inconnu. Je m’imaginais simplement découvrir un nouveau pays plein de richesse, de joie de vivre et complètement en contraste avec la France. Un environnement où les religions hindouistes et bouddhistes sont majoritaires.

- Qu'est-ce que ce projet représentait pour toi ?
Y.A. :Je suis Franco-Turc-Syrien, donc repartir dans un pays différent de la France permet de réapprendre les fondamentaux. Cela me permet de me rappeler la chance que nous avons en France.

- Ce qui a été le plus enrichissant ?
Y.A. :Je suis plutôt têtu à la base, et persuadé que mes solutions sont les seules possibles. J’ai appris à m’adapter aux autres personnes, écouter leurs solutions et les tester. Je me suis rendu compte que peu importe les chemins que l’on prenait, nos projets aboutissaient. J’ai appris à accepter une autre façon de faire.
J’ai rencontré énormément de gens avec qui j’ai tissé des liens importants, cela renforce vraiment l’entraide et l’esprit d’équipe.

- Ce qui a été le plus difficile ?
Y.A. :Au départ la communication. Mon niveau d’anglais était bon, mais le leur était excellent. Donc pour parler de la partie technique, je n’étais vraiment pas à l’aise. Mais cela m’a permis de pouvoir développer mon niveau d’anglais.

- Est-ce que tu repartirais ?
Y.A. :Je suis sûr et certain que je repartirai. Peut-être au Népal pour prendre le temps de visiter, ou pour faire d’autres pays.

- Une phrase pour résumer ton expérience ?
Y.A. :Je conseille vraiment cette expérience à tout le monde, c’est un vrai moteur pour le développement personnel.

- Quel a été l’impact de ton expérience sur ton quotidien de business développer depuis que tu es revenu ?
Y.A. :Je suis plus heureux, j’ai appris énormément de choses mais surtout à me contenter de ce que j’ai, à relativiser davantage.
Aujourd’hui je prends plus de recul, j’écoute encore plus mes clients pour trouver une solution adaptée au mieux à leurs besoins.