Romain Signor, « Le congé solidaire ? Une expérience extrêmement enrichissante »

- Quelques mots sur ton parcours professionnel ?
R.S : « J’ai fait un Master 2 en école de commerce à La Rochelle, plusieurs stages à l’étranger dont un à Boa Boa pendant 6 mois. J’ai été ensuite animateur pour enfants au Club Med pendant 3 ans avant d’intégrer Hilti. Cela fait maintenant 2 ans que je suis chez Hilti en tant que Business Developer sur le secteur de Nantes. »

- As-tu déjà eu auparavant une expérience de solidarité internationale ?
R.S : « Je n’ai jamais eu l’occasion de faire un Congé Solidaire®. En revanche, j’ai fait un stage humanitaire dans le cadre de mes études dans l’association Oasis de Paix à l’ile Maurice pendant 3 mois pour aider les enfants défavorisés. L’objectif était de leur donner des cours d’Histoire/Géo et de Mathématiques ».

Quelle était ta mission exactement ?
R.S « Je suis parti à Kep, une ville située au sud du Cambodge. Ma mission consistait à former une animatrice d’un centre de loisirs à des techniques d’animation variées et pédagogiques. »

- Pourquoi tu t’es lancé dans cette aventure ?
R.S : « Mes voyages, mon stage à l’ile Maurice, l’envie d’être utile et de transmettre mon savoir (théorique et pratique)  acquis durant mes années en tant qu’animateur. De plus, la mission proposée me permettait de mettre à disposition mon adaptabilité, ma persévérance acquises dans mon métier de business developer chez Hilti. Le tout à moindre coût puisque la mission est financée par Hilti ! »

- Qu'est-ce que tu recherchais en te lançant dans cette expérience ?
R.S : « D’être en immersion dans un pays que je ne connaissais pas et de vivre le même  quotidien que les personnes locales. Je ne voulais pas être un simple touriste finalement. C’était aussi l’occasion de m'ouvrir davantage l'esprit, de faire de belles rencontres, de vivre une nouvelle expérience et surtout de « vivre le pays » si je peux dire. »

- Qu'est-ce que tu pensais pouvoir apporter ?
R.S : « Je voulais apporter mon expérience sur la formation des équipes d'animation pour les enfants défavorisés. En effet, j’ai une expérience de 10 ans dans l'animation, je pouvais vraiment apporter de nouvelles idées sur les jeux, les former sur l'encadrement et l'accompagnement des enfants au quotidien. »

– A quoi est-ce que tu t'attendais ?
R.S : « A pouvoir partager avec eux des projets afin de pouvoir mettre en place un maximum de choses.  J’ai réussi à créer un support pour les animateurs du centre de loisir avec des propositions de plusieurs animations, des techniques pour canaliser les enfants, etc. J’ai fait traduire le support en cambodgien afin qu’ils puissent s’y référer facilement quand ils seront en en panne d’idées. La directrice et les autres intervenants ont vraiment apprécié mon support ! Il représente pour eux un nouvel outil pour les guider dans l’animation. »

- Qu'est-ce que ce projet représentait pour toi ?                                                          
R.S : « Pour moi c'était surtout une nouvelle aventure, j’allais vraiment me sentir utile pendant mes vacances et faire quelque chose de différent. »

- Ce qui a été le plus enrichissant ?
R.S : « Le contact humain avec l’animatrice que j'ai formée !  C’était vraiment une expérience unique de pouvoir vivre et partager le quotidien de l’animatrice avec qui je travaillais. J’ai pu mieux comprendre les difficultés qu’elle pouvait rencontrer et on a cherché ensemble des solutions pour améliorer son métier.  »

- Ce qui a été le plus difficile ?
R.S : « La barrière de la langue. Parfois pour se faire comprendre c’était assez compliqué…  Mais j’avais recours à des schémas, des dessins, des mises en situation ce qui aidait beaucoup à mieux me faire comprendre et à faire passer mes idées. Ma persévérance et mon adaptabilité m’ont permis de dépasser la barrière de la langue avec l’animatrice que je devais former. »

- Est-ce que tu repartirais ?
R.S : « Je repartirais à 200%. C'était top ! Cette expérience permet de partir à l’autre bout du monde et de vraiment découvrir la vie et le quotidien des cambodgiens! Je regrette juste de ne pas avoir pu y rester plus longtemps car je n’ai pas pu visiter beaucoup le Cambodge ! »

- Quel a été l’impact de ton expérience sur ton quotidien de Business Developer depuis que tu es revenu ?
R.S : « J’ai compris l’importance d’être à l’écoute en formant l’animatrice. Je prends plus le temps maintenant de comprendre le quotidien et les difficultés que rencontrent chacun de mes clients, afin de créer un meilleur lien avec eux et répondre aux mieux à leurs besoins ».