Abdoul Kane, contrôleur de gestion, nous partage sa première expérience en Congé Solidaire®

- Quelques mots sur ton parcours professionnel ?
A.K : Après 3 ans en tant que contrôleur de gestion au sein d’Alstom Power, j’ai eu l’opportunité de faire un VIE à New York, toujours chez Alstom. J’ai rejoint Hilti en mars 2017 en tant que contrôleur de gestion pour la région E2 (France, Espagne, Portugal et BeLux).

- Quelle était ta mission exactement pour ce Congé Solidaire® ?
A.K :Je suis parti 2 semaines à Madagascar pour accompagner une soixantaine de jeunes défavorisés de 8 à 17 ans à Antanarivo. J’étais en soutien à une équipe d’animateurs/éducateurs dans un centre d’accueil de jour pour ces jeunes en difficultés.
L’objectif de la mission était de renforcer leur niveau de français. Pour cela nous avions établi un planning avec des cours de maths et français le matin ; et des activités plus ludiques l’après-midi. L’idée étant d’apprendre la langue dans des conditions différentes.

- Pourquoi tu t’es lancé dans cette aventure ?
A.K :Donner de mon temps pour ceux qui en ont besoin est quelque chose qui m’a toujours animé. Pendant plusieurs années, j’ai eu la chance d’être bénévole dans une association de distribution de plateaux repas et de vêtements dans Paris pour les personnes sans-abris.
Ayant, en plus, mon BAFA, j’ai pu être animateur plusieurs étés d’affilés. Lorsque j’ai vu la mission de Planète Urgence, alliant le bénévolat et mes connaissances d’animateur, je n’ai pas hésité. En supplément, c’était à l’étranger, ce qui me permettait de découvrir une nouvelle culture.

- Qu'est-ce que tu recherchais en te lançant dans cette expérience ?
A.K :Mon objectif était vraiment de me rendre utile et donner de mon temps. Je voulais me remettre en question et trouvais cela très enrichissant de pouvoir aider ces jeunes en difficultés à développer leur niveau de français.

- Q'est-ce que tu pensais apporter ?
A.K :Je savais que je pouvais apporter ma patience, qui est nécessaire et que je développe chaque jour sur mon poste de contrôleur de gestion. Mais également mes acquis d’animateur ainsi que mon niveau de français.

- A quoi est-ce que tu t'attendais ?
A.K :J’avais un peu d’appréhension avant de partir. Pas sur le pays en soit puisque j’adore voyager, je suis un peu un aventurier, mais surtout sur les enfants que j’allais avoir en face de moi. Je me demandais quelles étaient leurs difficultés, si j’allais pouvoir être à la hauteur de leurs attentes et comment ils allaient m’accueillir.
J’avais préparé en amont quelques exercices, je n’étais pas sûr qu’ils soient adaptés à chaque niveau des enfants. Bon, finalement je me suis adapté à chaque enfant sur place car ils avaient tous des niveaux différents !
Les enfants ont été hyper accueillants, ils venaient poser des questions, nous découvrir, voulaient découvrir la France en photos, ils étaient vraiment attachant.
Je me suis rendu compte qu’il y avait une solidarité très importante. Leurs difficultés du quotidien sont devenues une force. Ce qui fait d’eux des enfants très ouverts, curieux et surtout qui nous ont intégrés très volontiers.

- Qu'est-ce que ce projet représentait pour toi ?
A.K :Pour moi c’était vraiment de prendre du recul, me détacher de mon quotidien, voir au-delà de tout ce que j’ai aujourd’hui. Me permettre de réaliser la chance qu’on a en France.
Certains n’ont même pas le quart de ce que l’on a et se satisfont pleinement de ce qu’ils ont.

- Ce qui a été le plus enrichissant ?
A.K :En résumé je dirai que c’est le contact humain : échanger avec les enfants, les animateurs et les éducateurs. Tout ce que j’ai pu découvrir grâce à eux : les musiques locales, les danses locales, leur joie de vivre. Tous nos échanges en fait, j’ai pu recevoir de leur part autant que ce que j’ai transmis, c’était un apprentissage mutuel.
Je garde un très bon souvenir de la journée au zoo que nous avons pu organiser de A à Z. Il fallait organiser les déplacements, le piquenique, le goûter, et nous avons pris pleins de photos avec les enfants. Ils ont adoré ! Ils ne voulaient d’ailleurs plus rentrer !

- Ce qui a été le plus difficile ?
A.K :Je saurai même pas quoi te dire, je ne vois pas de difficultés particulières. Peut-être de rentrer ?!

- Est-ce que tu repartirais ?
A.K :Si je le peux, je repars, je n’hésiterai pas !

- Une phrase pour résumer ton expérience ?
A.K :Je n’ai pas vraiment une phrase qui me vient ; mais un ensemble de mots : échange, partage, convivialité et joie.

- Quel a été l’impact de ton expérience sur ton quotidien de contrôleur de gestion depuis que tu es revenu ?
A.K :Ce n’est pas beaucoup sur mon travail en soit mais sur nos échanges dans l’équipe. J’essaie vraiment de me servir de cette expérience pour nous motiver davantage et renforcer notre esprit d’équipe.